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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 13:17

Vendredi. Seconde étape du parcours « Chauffe Marcel », avec une expo à La Panacée, ancienne école de pharmacie de Montpellier. L'exposition est titrée « Soigneurs de gravité », titre emprunté à un élément prévu pour le « Grand Verre » mais qui n'y a jamais pris place.

Void, Christian Robert-Tissot

« Les pièces rassemblées dans l'exposition de la Panacée s'efforcent de traiter de cet espace intermédiaire entre le haut et le bas, entre ce qui flotte et ce qui tombe, ce qui est signe de légèreté et de plaisir et ce qui est marqué par la pesanteur et les luttes de toutes sortes».


C'est dans l'avant-derni
ère catégorie (« ce qui est signe de légèreté » ? sans le plaisir toutefois) que je placerais cette petite surprise pff-pff de Jean-Luc Vilmouth : une oeuvre en deux parties intitulée... « Same same but different ». Eh oui! Il l'a fait! Et là, tous ceux qui auront eu l'occase de venir faire du tourisme au Vietnam se disent : « Ah ouais, d'accord... ». Et il se trouve qu'en 2005, année de création de cette pièce, ben devinez d'où il revenait JL? De Saïgon. En voyage avec le Pavillon. Je précise pour les autres (ceux qui ne sont jamais venu en touristes au Vietnam) que cette fameuse phrase que tout le monde trouve si coool a été adoptée entre autres par les vendeurs ambulants et les guides du quartier routard. Une agence a même décidé d'en faire son slogan et de l'imprimer sur des T-shirts... Enfin bref, ici elle se retrouve déclinée sous la forme de deux néons colorés : deux fois la même phrase mais avec des couleurs différentes... Pareil, mais différent (vouzavébiencompris?)... Pour résumer la définition du ready-made?

Puis une petite visite chez Ong-Nôi et Bà-Nôi (mes grands-parents) en fin d'aprem. Comme d'hab., à l'appel de la sonnette, personne ne répond. Heureusement, comme ils habitent au rez-de-chaussée, je peux me faufiler entre les buissons pour aller jusqu'à leur fenêtre les appeler et leur dire que c'est moi. J'ai du mal à imaginer ce qui peut se passer dans ce genre de moment dans l'appart, lorsque la sonnette retentit... Sûrement qu'ils s'arrêtent de respirer, pétrifiés, en attendant que le visiteur s'éloigne... Ca me fait penser aux gens planqués dans les caves au temps du nazisme...

 

Bà-Nôi

Une fois à l'intérieur, Bà-Nôi me saute dessus, comme d'hab. C'est une de ses grandes joies annuelles, ma visite. Bien sûr elle ne comprend rien à ce que je fabrique au Vietnam mais elle déborde de bonheur de me voir en forme, « mince et l'air toujours plus  jeune » . Mais le plus important pour elle c'est que je sois heureuse avec Bert, elle en découvre la preuve formelle sur les photos que je lui apporte, où Bert et moi arborons de larges et sincères sourires. Et Bà-Nôi est aux anges. C'est vraiment touchant.

 

Mamie

 

Son intérieur

 

 

Samedi, mon père vient me chercher chez ma mamie, puis nous allons déjeuner chez Ong-Nôi et Bà-Nôi.

 

Bà-Nôi et Ong-Nôi

 

En reposant pour la enième fois la question de l'origine de mon nom, j'ai enfin obtenu une réponse un peu moins vague et plausible : Le père d'Ong-Nôi ? soit mon arrière grand-père - est effectivement catalan. Mais c'est son père adoptif. Marié deux fois, il a eu des enfants occidentaux avec sa première femme, eurasiens avec sa seconde (qui était vietnamienne) et vietnamiens qu'il a adoptés.

Eh non, ce n'est pas au Vietnam, mais à Montpellier, dans une cité de La Paillade : Bà-Nôi fait réchauffer les cha gio.

 

J'apprends qu'il y a un cousin de mon père qui habite à Saïgon et qui est coiffeur.

Ong-Nôi et Bà-Nôi se familiarisent petit-à-petit avec l'idée de venir (au Vietnam). Mon père lui viendra en Mai ou Juin, ça semble quasi sûr.

Dans l'aprem, il est allé jouer au tennis et je suis partie pour une autre session de « Chauffe Marcel », cette fois au château d'O, magnifique demeure d'un ex-prefet je crois, reconvertie en théâtre et salle d'expo.

Petite pause dans le jardin du château...


Avant de retourner chez Ong-Nôi et Bà-Nôi, puis d'aller dîner chez Pascal, un quasi-oncle. Après le diner, direction Aramon.

 

 

 

 

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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /2006 13:51
Dimanche. Nous allons nous ballader avec mon père à Avignon, prendre un petit café en terrasse au soleil, avant d'aller voir à l'Utopia : « Transylvania », un film de Tony Gatlif avec quelques très belles scènes et une héroïne magnifique interprétée par Asia Argento.
Nouvelle info : c'est de la province du Yunan (en Chine) que viennent mes arri
ère-grand-parents (les parents de Bà-Nôi).
Le resto
« Les baguettes d'or » à Avignon a un menu à emporter à 3 euros (c'est devenu la cantoche de mon père).
Un pr
ètre fait le tour des églises pour faire des conférences où il montre des clips de Marylin Manson (vu à la télé cf M6 Envoyé Spécial sur les problèmes des ados -> gothiques -> satanisme -> M.Manson à fond dans l'église)
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 11:46

Mardi aprem. Mon père m'emmène visiter Saint-Quentin-La-Poterie qui est, comme son nom l'indique un village de potiers. Nous roulons pendant plus d'une demi-heure sur les petites routes. C'est super beau. Pas la même ambiance que la Provence en plein été (l'époque où je viens en général) avec son concert assourdissant des cigales et son odeur de garigue ennivrante, mais tout de même, c'est fantastique. Saint-Quentin LP : le village est ravissant, les poteries... un poil moins. Je les ai quand même regardées avec attention et ai remarqué que peu d'entre elles échappent aux envolées expressionnistes des Pollock-potiers. Celles qui ont été épargnées par les ensplashades sont pour la plupart décorées de fleurs ou de chats...Une série s'est démarquée à mes yeux dans le lot, d'une couleur vert très pâle, unie, avec juste des empruntes de doigts. Dans la galerie du village, quelques animaux rigolos en terre cuite et des sculptures en bronze représentant une végétation fine, un joli travail.

Puis nous sommes allés à Villeneuve-les-Avignon, je voulais passer voir la sculpture de Lilian Bourgeat présentée à La Chartreuse. Le programme disait que l'expo était ouverte jusqu'à 17h30 mais ne disait pas qu'on ne pouvait entrer que jusqu'à 17h. Je pensais qu'une demi-heure aurait largement suffit pour voir cette pièce unique. Nous sommes arrivés à 17h05 et nous sommes donc fait gentiment refoulés. Ce qui nous a dirigés vers la place de Villeneuve pour prendre un petit apéro. Le village est magnifique, la population est jeune, avec de jeunes enfants et quelques mamies de 50 ans habillées par des créateurs, plus particulièrement avec ces jupes longues déstructurées par un fronçage stratégiquement placé – on en voit aussi dans les rues de Saint-Pierre à Bordeaux. Ces jupes, au demeurant très jolies, me font penser à quand on a des stores cassés et qu'on arrive à n'en remonter qu'un coté. A Villeneuve, le poulet rôti coûte 11 euros. On décide donc d'acheter une baguette et de rentrer à Aramon voir ce qu'il se passe dans le frigo...

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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 11:43

Mercredi, une virée à Marseille avec mon père qui découvre avec joie le Vieux Port, nous déjeunons dans un attrape-touristes à la bouillabaisse digne d'un repas de prison. Nous rejoignons Bri pour un café à la Samaritaine, un grand café sur le Vieux port, puis mon père rentre à Aramon et je m'installe pour quelques jours chez Pierrot et Bri. Petit diner maison avec aussi Alex et Anne.

Hier, je rejoins Marine de Marseille dans ses locaux tout beaux de la rue du Village et nous allons déjeuner ensemble dans une boucherie avec coin resto au fond.

Petite ballade dans Marseille, descente à la FNAC avant de rejoindre Alex, direction chez lui, au pied de Notre Dame de la garde, dans un mignon quartier plein de petites ruelles pentues.

Puis today, visite de la Vieille Charité et sa collection ethnographique, dans le quartier du Panier.


Premier étage, section Egypte : un chat momifié

Toute seule dans le batiment, il fait un peu sombre, au bout de la quatrième salle en enfilade, je tombe sur ça :


et là j'ai trop peur. Je fais demi-tour.

Deuxième étage, section Amérique du Sud, la première salle qui fait encore plus peur est heureusement proche de l'entrée et du gardien, ça va à peu près.

Des crânes décorés venant du golfe du Bengale


Une tête séchée Mundurucu du Brésil

De la seconde salle, j'arrive à voir encore un peu le gardien à l'entrée... mais après c'est trop. Je ne peux plus continuer. Demi-tour.

Tête réduite


Autre tête séchée-trophée

Dernière section : arts populaires du Mexique. Un texte à l'entrée où probablement le conservateur du musée justifie son choix d'exposer ces pièces qui ont été données par un collectionneur. Ce sont des pièces récentes et l'auteur du texte semble avoir hésité à exposer ce qu'il considère comme de l'artisanat (ces pièces mexicaines) dans le même lieu que ce qu'il considère comme du « grand art », fait par des « maîtres ». Mais je ne suis pas si sûre que toutes les antiquités exposées aient été réalisées par de « grand maîtres », où est la frontière?


Puis direction la galerie tenue par Laurent : Buy Sellf art club. Une pièce de Pascal Rivet, reproduction en bois à l'échelle un d'un camion de la Brinks. On voit que la reproduction a été faite à la main, la peinture est un peu grossière, les tasseaux apparents. L'artiste avait reproduit auparavant d'autres gros objets en bois : un camion de charcutier, avec les jambons et saucissons eux aussi en bois ; des scooters de livreurs de Dominos Pizza ; une camionnette Darty. Autant pour le camion de la Brinks, l'utilisation de tasseaux en bois met en avant une idée de vulnerabilité qui contrebalance la vision qu'on se fait du camion blindé, indestructible, autant pour les autres objets... je ne suis pas tellement convaincue.

Laurent devant le camion de Pascal Rivet

Avec Karima sur son scooter dans les rues de Marseille

Un petit apéro à la terrasse blindée du Petit Nice avec Laurent et Karima, puis Pierrot, Bri, Alex et Anne et un petit diner dans le quartier.


Alex, Anne, Laurent, Karima et Pierrot
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 13:39

Bri

Samedi dernier, dernières heures à Marseille, Bri m'emmène à la plage de euh... Malmousk? (la plage à côté du portrait géant de Zizou à présent remplacé par un ciel nuageux traversé par un arc en ciel). Train pour Paris à 18h, avec les peintures de Bert, roulées comme baggage supplémentaire. + 11 kg, j'ai un doute sur le poids toléré dans la soute pour le retour sur Saïgon, je vais peut-être devoir lacher du lest avant de partir. Soirée parisienne avec ma copine Muriel, Flo et Mag, Olivier qui finit dans un resto-bar de Répu où chantait ma cousine Nathalie.

Magali et Flo

Dimanche, juste avant d'aller prendre mon train pour Nantes, « 1er salon de l'autoédition », dans un foyer à Glacière. Ma mère y présente ses livres.

A l'arrivée à Nantes, Mai et Cléo viennent me chercher à la gare et direction Le Lieu Unique pour la dernière de « Chantier d'artistes ». Une expo, plein de petits spectacles, on en voit deux dont celui créé par Fred (Bernier) et Fred (Amproux) (+ team). A l'entrée, une fille nous explique le concept : des artistes travaillent avec une petite entreprise dont le business est de réaliser vos rêves. Elle nous énumère les rêves possibles : faire du traineau tiré par un vrai chien de traineau, sauter à l'élastique, conduire une voiture de course... Elle nous montre un mur de vidéos où sur chaque écran a été mis en image un rêve. Sur l'écran du milieu, un diaporama de dessins, sans rapport visible avec l'idée des rêves. La fille nous dit que c'est l'interprétation du concept par l'artiste. Puis le spectacle commence. Une table avec des mots collés dessus, des instruments de musique, des échafaudages, des écrans, un ordinateur relié au site de l'entreprise de rêves, des cables... Ca commence, l'équipe court partout à installer et bouger des objets, sur un truc à roulettes arrive un gars qui chante une ballade dont les paroles sont la répétition du nom de l'entreprise de rêves, en s'accompagnant à la guitare, assis sur un tabouret sous lequel sont allongés un homme torse nu et une femme, un jockey arrive chevauchant sur une machine à nettoyer le sol, Fred B se met au micro et commence à emettre avec sa voix ces sons créés par lui et interprétables par lui seul, un gars torse nu en pantalon moulant fait des espèces de vocalises, à genoux sur un tapis de fourrure étalé sur une table, un quad est intégré à la scène et un autre bonhomme à poil est allongé dessus et se fait masser, Fred A suit les actions avec une petite caméra qui retransmet en direct l'image sur un écran en hauteur... Tout ça en même temps et le public est invité à déambuler dans la salle pour profiter de différents points de vue. Première réaction : qu'est-ce que c'est que ce gros bordel? Pis bon, je me dis que c'est peut-etre sensé représenter les différents rêves possibles des gens, mais la selection me semble bizarre : chanter de l'opéra torse nu sur une table? Faire des sons comme Fred B? Se faire masser nu sur un quad? Je sors de là un peu perplexe. Plus tard, j'ai commencé à envisager cette scène comme un tout. Je me dis que l'idée était peut-être de créer un moment qui serait comme une espèce d'hallucination, avec des flashs d'images bizarres mêlées à des images connues (télé, ordi...). L'oeil se déplace d'un truc à l'autre et dans notre esprit se succèdent des visions qui n'ont rien à voir les unes avec les autres mais qui au final forment une histoire sans queue ni tête, comme parfois dans nos rêves... Si c'est l'interpréation à retenir, le nombre d'objets ou de petites actions-performances était à mon avis trop petit. D'où la difficulté à concevoir la scène comme un tout, on s'attache plus à essayer de décripter chaque élément, ce qui nous laisse sur notre faim. Manquait une vraie sensation d'étrangeté.

Le lendemain, je commence à me mettre au boulot pour l'expo chez Mai, un wall painting dans la cuisine sur un mur à l'origine tout jaune Pac Man : de petits fantômes font la queue pour pouvoir s'élancer dans le vide.

Le soir, Mai invite Pierre Giquel et Fred A, et leurs amis Samia et Pascal.

Hier, je réalise deux wall drawings dans le couloir, deux portes situées chacunes à droite des portes des chambres des enfants, Sinh et Cléo. Les deux dessins sont les reproductions des portes réelles, à une échelle différente : pile poil la taille de Sinh et de Cléo. Sur ces portes évoluent nonchalament des espèces d'enfants un peu bizarres (avec des ailes, jambe de bois, bras en moins, cornes...).On sélectionne aussi quatre dessins sur transparents que j'avais en stock à Bordeaux. Très difficile de prendre des photos... En voici quelque-unes mais qui rendent compte vraiment très très mal de ce qu'on voit en réalité.

Je termine en fin de journée et nous passons le début de soirée avec Patrice et Claude (Patti et Cloum, en viet, pour ceux qui se souviennent). Un petit diner avec Mai à discuter de « vrais » fantômes, puis nous retrouvons Patrice et Claude chez Lili.

Mai, Cléo, Christophe


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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 14:47

18 retour à Paris, déjeuner avec ma cousine Nathalie, petite visite à ma copine Talie et ses enfants.

Talie et sa fille Anna

Grosse épidémie dans la famille du KB, Emmanuelle, Franck et les petites, tout le monde est au lit. Changement de programme pour la soirée, donc que je passe avec ma cousine Christelle elle aussi avec ses deux enfants et son mari, à Chatillon.

19, déjeuner avec Lisbel, on va voir ensuite l'expo de Philippe Mayaux, le frère de Fred. Puis je vais au Plessis-Trévise chez ma mère, diner chez ma soeur Hélène à Vincennes.

20 au matin, ma mère m'emmène à l'aéroport. Décollage à 14h. Vers 16h, on nous sert le diner. Une heure plus tard, les lumières s'éteignent, « on dirait que ce serait la nuit et qu'il faudrait dormir... ». Je sens que ça ne va pas aller pour moi, je ne vais pas pouvoir jouer le jeu... Mon écran de télé est cassé, ma lumière aussi (mais cassée dans le bon sens, elle est allumée et ne peut pas s'éteindre, ce qui me permet au moins de lire), l'hotesse s'excuse mais l'avion est rempli et on ne peut pas me bouger de place. A 23h, les lumières se rallument : « Et voilà! C'est le matin! ». On nous sert le petit déjeuner et nous arrivons à Saigon. Il est 7h, heure locale. Je me suis trompée d'une heure en donnant mon heure d'arrivée à Bert. Je l'appelle à l'arrivée, il s'apprétait à prendre un taxi pour venir, du coup il reste à m'attendre chez Madame Café en bas de la maison.

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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /2006 17:24

Quand on est à Saigon, on a un peu tendance à oublier qu'on est a proximité de lieux absolument paradisiaques et qu'il ne suffit pas grand chose - juste se mettre en mode pause pour un ou deux jour - pour prendre un avion, un bateau ou un bus et aller passer quelques jours de rêve.

En rentrant de l'expo de posters, Bert me demande ce qu'on a de prévu ce week end. Rendez-vous concrets = 2. Peut-on les annuler? Ben... oui... Objectif : partir en week end. Vendredi matin, on commence à s'organiser. Mails, coups de fils, résa de bungalows, billets d'avions pour aller à... la destination vient juste d'être choisie : l'Ile de Phu Quoc. Mais il est trop tard, le seul avion de la journée part à midi 40 et il est plein (c'est un petit coucou à hélices). Après quelques coups de fil, on nous conseille de courrir à l'aéroport, se mettre sur liste d'attente et de tenter de prendre quand même ce vol. Ce qu'on fait et 3/4 d'heure plus tard, on est dans l'avion pour les plages de sable fin et les eaux limpides de Phu Quoc.

Après deux jours et demi de tranquilité absolue, deux livres et demi de lus, trois diners en amoureux les pieds dans le sable, retour bien remontés lundi matin à Saigon. Quelques vraies photos de vacances pour les amateurs...

...dont le traditionnel coucher de soleil

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Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /2007 08:29

Retour de trois jours sur une des iles de l'archipel de Con Dao, le cerveau toujours en mode PAUSE. Nous étions donc (avec Anna, Bruno, Quynh et Rob, Tam et Gulschan et leurs amis Nico et Isa venus de France) sur l'ancienne Poulo Condore (l'Ile aux courges), où siègent encore les ruines du fameux bagne eponyme (fermé à la visite durant notre séjour malheureusement). Trois jours de baignade, sieste, panne de moto, balade en bateau, parties de cartes, avec, le 31, un réveillon champagne et langoustes qui s'est fini en karaoké et le 1er, l'anniv de Tam pour lequel nous avons envahi la cuisine de l'hotel afin de faire cuire les confits de canard apportés par Bruno.

Anna, Gulschan et Isa sur la plage du resort que sont en train de construire Tam et Gulschan

Rob et Quynh quelques heures avant la mega soirée karaoké de reveillon de l'hotel

Embarquement à 8h...

sur le bateau, le lendemain du reveillon...

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 04:34

Pour ce qui sont des nouvelles de Mini, tout va bien. Vu que je ne sais pas exactement combien je pesais au départ, je ne sais pas combien de kilos j'ai déjà pris mais en tous cas la transformation est bien en train de s'opérer, y a pas de doute... C'est marrant de découvrir quelque chose de si nouveau en ayant vraiment pas beaucoup de repères – aucun a vrai dire... alors depuis quelques jours, on passe notre dernière demi-heure d'avant de s'endormir à surfer sur internet sur les sites de futurs papas et mamans...

De retour d'un super week end à Phu Quoc (c'est Anna qui nous a offert les billets d'avion a Bert, Olive et moi pour mon anniv – merci tati Anna!) donc tous les 4 avec en plus Chico et Dada. Comme la dernière fois, cure de sommeil, de lecture, de soleil, de bons plats avec les pieds dans le sable. C'était une pause utile car là c'est reparti a fond. Mais le redémarrage doit passer par une petite phase de restructuration...

Pour aller de l'aéroport au Mango Bay, dans les chemins de terre rouge...

... en jeep

la terrasse du resto du Mango Bay

la petite terrasse dans le sable à l'heure de l'apéro...

Chico et Dada, à l'arrivée le premier jour, premier déjeuner...

Dada one again

Olive

dernier pti dej avant le départ, la fin des vacances...

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Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /2007 16:30
 

Décollage hier soir de Saïgon à 23h05 après un petit dîner avec Anna et Sam, Olive et Delphine, sous la pluie. Ce ne sont plus les deux trois gouttelettes des dernières semaines, c'est la mousson qui commence vraiment, avec ses pluies diluviennes surprenantes, ses rues innondées... Le bon moment pour partir en vacances...

Je suis pas super fière d'un truc que j'ai fait à l'aéroport. Ca prouve comme je suis moi-même esclave de ce sentiment d'insécurité qui nous guette dès que s'amorce la proximité avec la France... A l'aéroport de Saïgon, une dame, une vietkieu d'une soixantaine d'année qui fait partie d'un groupe de touristes français, me saute dessus. Son chariot est rempli de sacs, elle a aussi l'indispensable chapeau conique. Voyant que je ne suis pas super chargée, elle me demande si je ne peux pas prendre un de ses bagages et l'enregistrer à mon nom. Elle dit qu'elle est déjà largement en surpoids, qu'elle est rentrée au pays et donc que forcément elle repart avec plein de souvenirs... J'hésite une fraction de seconde, mais finalement je m'excuse, mais je dis non. D'un seul coup m'étaient revenues ces histoires de pauvres vietnamiens honnêtes retrouvés embarqués dans des histoires de trafic d'héroïne pour payer des dettes, les articles sur les vietkieus condamnés à mort... Et puis surtout, dans la dite fraction de seconde, je me dis que ce n'est pas parce qu'elle a une dégaine de touriste ridicule, qu'elle est forcément honnête... Donc je la laisse en plan et pendant que je fais la queue pour passer l'immigration, je l'entends qui continue à accoster les passagers et à se faire envoyer ballader. Plus tard, je la recroise, elle a réussi a refourguer ses affaires, je m'excuse encore et elle me dit qu'il n'y a pas de problème, elle comprend tout à fait.

Arrivée hier matin à 6h30 à Charles-de-Gaulle. Ma mère et Jacques à l'aéroport. A mon petit pull déjà enfilé dans l'avion, j'ajoute une veste (je découvre que je ne peux pas la fermer complètement, alors que j'avais le souvenir qu'elle était un peu large) et des chaussettes. Il fait un temps de banlieue. Pendant une heure à travers la fenêtre de la voiture défilent des noms exotiques sur les pancartes : Tremblay-en-France, Noisiel, Torcy, Roissy-en-Brie, Sucy-en-Brie, ... Buffalo Grill, Campanile, Emerainville, Pontault-Combault... et Le Plessis-Trévise. Lotissement « Beverly Park », la maison « Kaufman&Broad » dans laquelle j'ai passé 6 ans de ma vie d'ado... Depuis 14 ans que je n'y retourne que pour des courts séjours, je crois que je n'y ai toujours connu que le froid. Un froid vraiment typique de cette petite ville, de cette maison avec son petit jardin. Pas un froid extrême de montagne mais un froid moyen sec, un froid entre médium et froid, qui au bout d'une demi-journée commence à filer un peu la migraine et à faire couler le nez... Hier aprem, une sieste de tout l'aprem avec le chauffage éléctrique à fond dans la chambre, desséchant la peau, le fond de la gorge et du nez. Je me souviens de ma petite recette pour palier à ça quand j'habitais ici : je mettais un petit bol d'eau près du radiateur avant de me coucher. Au matin, le bol était vide, l'eau toute évaporée et j'avais l'impression de m'être un peu moins desséchée pendant la nuit.

Minnie, que nous appelons maintenant BabyGaï, n'a pas bougé pendant 24h après la descente de l'avion. Son mini-organisme a dû penser qu'il fallait se mettre en mode hybernation... Mais après quelques heures sous la couette, toujours avec le chauffage a fond, ce matin elle a recommencé à donner de gros coups de pieds.

Aujourd'hui, nous préparons le buffet pour ce soir : j'ai invité comme d'habitude tous mes petits frères et soeurs (manque Olive, à présent Saïgonnais) et leurs copains-copines respectifs et puis Emmanuelle, la soeur de Bert avec les petites nièces Aricie et Aliénor et leur papa Franck. Ma mère, qui essaie de faire un film, a invité un jeune réalisateur avec femme et enfant et son prof d'anglais qui veut faire le rôle de l' « américain » dans son film. Hier elle a dressé la liste des mets pour le buffet, nous allons donc aller aujourd'hui dans le 13ème pour acheter : 60 nems, un sachet de 100 petits akaos, 6 parts de salade de papaye, 20 crabes farcis, puis à la superette du coin pour acheter une quiche surgelée, de quoi faire une salade composée (les aliments nécessaires sont déjà listés : 1 laitue, 1 concombre,1kg de tomates, 2 boîtes de maïs, 2 tranches de jambonneau, 2 plaques de gruyère) et une salade de fruits (aliments listés : oranges, bananes, pommes, pêches). Son aussi incrits sur la liste : assiettes en cartons, gobelets et nappe en papier (pas besoin de serviettes en papier car il y a des rouleaux de sopalin).

Par sandrine - Publié dans : tourist
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