Vendredi. Seconde étape du parcours « Chauffe Marcel », avec une expo à La Panacée, ancienne école de pharmacie de Montpellier. L'exposition est titrée « Soigneurs de gravité », titre emprunté à un élément prévu pour le « Grand Verre » mais qui n'y a jamais pris place.
« Les pièces rassemblées dans l'exposition de la Panacée s'efforcent de traiter de cet espace intermédiaire entre le haut et le bas, entre ce qui flotte et ce qui tombe, ce qui est signe de légèreté et de plaisir et ce qui est marqué par la pesanteur et les luttes de toutes sortes».
C'est dans l'avant-dernière catégorie (« ce qui est signe de légèreté » ? sans le plaisir toutefois) que je placerais cette petite surprise pff-pff de Jean-Luc Vilmouth : une oeuvre en deux parties intitulée... « Same same but different ». Eh oui! Il l'a fait! Et là, tous ceux qui auront eu l'occase de venir faire du tourisme au Vietnam se disent : « Ah ouais, d'accord... ». Et il se trouve qu'en 2005, année de création de cette pièce, ben devinez d'où il revenait JL? De Saïgon. En voyage avec le Pavillon. Je précise pour les autres (ceux qui ne sont jamais venu en touristes au Vietnam) que cette fameuse phrase que tout le monde trouve si coool a été adoptée entre autres par les vendeurs ambulants et les guides du quartier routard. Une agence a même décidé d'en faire son slogan et de l'imprimer sur des T-shirts... Enfin bref, ici elle se retrouve déclinée sous la forme de deux néons colorés : deux fois la même phrase mais avec des couleurs différentes... Pareil, mais différent (vouzavébiencompris?)... Pour résumer la définition du ready-made?
Puis une petite visite chez Ong-Nôi et Bà-Nôi (mes grands-parents) en fin d'aprem. Comme d'hab., à l'appel de la sonnette, personne ne répond. Heureusement, comme ils habitent au rez-de-chaussée, je peux me faufiler entre les buissons pour aller jusqu'à leur fenêtre les appeler et leur dire que c'est moi. J'ai du mal à imaginer ce qui peut se passer dans ce genre de moment dans l'appart, lorsque la sonnette retentit... Sûrement qu'ils s'arrêtent de respirer, pétrifiés, en attendant que le visiteur s'éloigne... Ca me fait penser aux gens planqués dans les caves au temps du nazisme...
Une fois à l'intérieur, Bà-Nôi me saute dessus, comme d'hab. C'est une de ses grandes joies annuelles, ma visite. Bien sûr elle ne comprend rien à ce que je fabrique au Vietnam mais elle déborde de bonheur de me voir en forme, « mince et l'air toujours plus jeune » . Mais le plus important pour elle c'est que je sois heureuse avec Bert, elle en découvre la preuve formelle sur les photos que je lui apporte, où Bert et moi arborons de larges et sincères sourires. Et Bà-Nôi est aux anges. C'est vraiment touchant.
Samedi, mon père vient me chercher chez ma mamie, puis nous allons déjeuner chez Ong-Nôi et Bà-Nôi.
En reposant pour la enième fois la question de l'origine de mon nom, j'ai enfin obtenu une réponse un peu moins vague et plausible : Le père d'Ong-Nôi ? soit mon arrière grand-père - est effectivement catalan. Mais c'est son père adoptif. Marié deux fois, il a eu des enfants occidentaux avec sa première femme, eurasiens avec sa seconde (qui était vietnamienne) et vietnamiens qu'il a adoptés.
J'apprends qu'il y a un cousin de mon père qui habite à Saïgon et qui est coiffeur.
Ong-Nôi et Bà-Nôi se familiarisent petit-à-petit avec l'idée de venir (au Vietnam). Mon père lui viendra en Mai ou Juin, ça semble quasi sûr.
Dans l'aprem, il est allé jouer au tennis et je suis partie pour une autre session de « Chauffe Marcel », cette fois au château d'O, magnifique demeure d'un ex-prefet je crois, reconvertie en théâtre et salle d'expo.
Petite pause dans le jardin du château...
Avant de retourner chez Ong-Nôi et Bà-Nôi, puis d'aller dîner chez Pascal, un quasi-oncle. Après le diner, direction Aramon.
Dimanche. Nous allons nous ballader avec mon p
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