Nicolas Bourriaud, Art Press fevrier 2009
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Jetlag "on air" avec DJ Kha de Chicago:
Dada
Hanoi, depuis 4 jours. Il fait bon, c’est agreable toujours de venir. L’impression d’un petit sejour a la campagne – que les hanoiens ne le prennent pas mal... Nous logeons chez Boris et Amandine, sur les bords du fleuve, le quartier fait un peu penser a un village de montagne. Le centre de Hanoi nous donne l’impression d’un super-Hoi An. Sejour un peu gache par une Kim-Ly infernale. On ne peut rien faire de concret, ni reellement se detendre. Amandine nous a trouve une nounou adorable mais Kim-Ly lui mene la vie dure et elle n’est pas disponible tout le temps.
Samedi, le jour de notre arrivee, Bert a mixe dans un petit club
(ex Lighthouse) avec Boris. Super petite soiree qui s’est quand meme terminee a 5h et demie du mat. Le lendemain, reveil aux aurores avec Kim-Ly,
j’ai joue avec elle jusqu’a 8h, heure a laquelle Phuong, la nounou arrivait pour nous permettre de dormir un peu. Seulement Kim-Ly a tellement hurle que j’ai du rester avec elle deux jusqu’a ce
que nous decidions d’aller chez Phuong pour ne pas reveiller toute la maison. J’y suis restee une heure avec Kim-Ly accrochee a mon cou, puis j’ai reussi a partir et a dormir deux heures. A midi,
Kim-Ly et Phuong sont revenues et Kim-Ly (qui avait pleure une heure non-stop apres mon depart) a fait la sieste pendant que Boris s’activait autour du barbecue. Le soir nous devions aller voir
un concert de Vu Nhat Tan mais j’ai prefere ne pas y aller pour rester avec Kiks.
Amandine, Duong un artiste de Hanoi et Emilie:
DJ Beton:
Lundi matin nous nous sommes promenes dans le centre de Hanoi, nous sommes rentres en debut d’aprem et sommes restes at home tout le reste de la journee. Betty est arrivee. Egalement Lionel avec
Lucky, le chien de Betty.
Mardi matin, Phuong etait la pour garder Kim-Ly pour que je puisse travailler un peu a la preparation de visuels pour une soiree japonaise (soiree de demo samedi prochain et vraie soiree le 7 mars). Ensuite nous sommes alles dejeuner tous les 3 avec Betty et Amandine avant d’aller visiter la galerie ou se fera l’expo d’avril. Le soir, c’etait l’anniv de notre Wonder-Emilie – 28 ans. Petit apero chez elle avec sa maman de passage et diner dans un resto francais.
Today mercredi, visite de l’atelier de Phi Phi, une des artistes qui
exposera avec nous en avril. Elle est viet kieu americaine et vraiment tres sympa. Nous sommes jaloux de son immense atelier situe en haut d’un magnifique immeuble genre ancien palace mais qui
etait encore recemment un bordel assez repute. Phi Phi fait essentiellement de la laque. Je ne suis pas trop fan de ces tons naturels de la laque : ocre, brun, vert et de ces effets de
matiere genre acier oxyde mais il y a des pieces interessantes. Pour l’expo, Phi Phi prepare une installation faite de carreaux de metal sur lesquels un motif decoratif est peint a la laque.
Sur la terrasse de l'atelier de Phi Phi:
Le 24 fevrier debute une exposition collective dont je fais partie a la toute nouvelle galerie Palais Project a Vienne. J'y montre ma derniere serie de dessins dont celui ci-dessus.
Malheureusement je n'ai reussi a en prendre aucun en photo (eux ont reussi a prendre celle-la).
Leur site: http://www.palaisproject.com/content/new_asia_promise.htm
« Ceci reflete fidelement le reflux du concret hors
de l’existence moderne – le regne des donnees pures non assimilees, a la place d’evenements qui prennent un sens par leurs integrations dans le tissu de l’imagination en action. L’eclectisme
fige de l’art des annees 80, son gout pour le pastiche et les citations historiques nonchalantes, sa vision de l’histoire de l’art comme un simple recueil d’exemples sont les signes
d’une culture adonnee aux surfaces, toute de style et sans substance. »
Robert Hugues, Rien qu'un critique
* Beaux-arts
« Dans les annees 80, le volume de l’alimentation culturelle depassa la norme et ses ingredients furent de plus en plus grossiers. La boulimie, ce cycle nevrotique de l’ingurgitation et du vomissement, la consommation avide et la regurgitation d’images et de reputations est devenue notre principale metaphore culturelle. Jamais on ne compta autant d’artistes, autant d’art luttant pour la reconnaissance, autant de collectionneurs, autant d’acclamations exagerees et si peu de sens de la mesure. »
Robert Hugues, Rien qu’un critique
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