Donc cet aprem, pour me changer les idées, j'ai décidé d'aller voir cette série d'expos réunies sous le nom de « Chauffe Marcel » et qui mettent en relation des oeuvres d'artistes contemporains avec Marcel Duchamp. Mais en fait, après avoir passé une bonne heure au cyber, puis une autre délicieuse heure à la terrasse d'un café à regarder passer les gens, je n'ai pu voir qu'une des expos, le premier lieu visé étant fermé et le troisième allant fermer. Le deuxième donc était la Chapelle de la Miséricorde, où était présentées deux pièces : une installation de l'artiste luxembourgeoise Simone Decker intitulée « Ghost » et une pièce sonore de Gérard Collin-Thiebaut dans le confessionnal. La pièce sonore était composée d'extraits d'entretiens avec Marcel Duchamp et « Ghost » était une série de reproductions grandeur nature de sculptures publiques monumentales de couleur phosphorescentes, montrées dans le noir. « Cette petite collection constituée par l'artiste a ainsi pour vertu de mettre en évidence un caractère commun à toutes les productions : leur vocation à « encombrer » l'espace public où elles sont des repères fixes de la vie collective mais ne sont plus appréciées pour leur qualités esthétiques supposées. Car le destin d'une « oeuvre » dans l'espace commun est de devenir un simple signe, plus ou moins utile pour l'orientation des habitants et l'occupation des « vides » du territoire municipal, et d'être donc dépouillée dans le même temps de toute « aura », de toute puissance émotionnelle ou intellectuelle véritable. »

Un des "ghosts"


Chasse aux serrures dans la chapelle de la Miséricorde
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