jjj WONDERFUL IN SAIGON jjj
| Janvier 2009 | ||||||||||
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La nuit dernière, achevé de lire Battle Royale, dont la couverture avait finalement réussi à m’attraper lors de ma deuxième incursion à la FNAC : couverture rouge, gros pavé, un titre qui sonne bien film de kung fu, situé en tête de gondole, gros stock visible, ce qui laissait supposer de sa qualité de best seller. Bon en gros ; l’histoire se déroule dans un futur proche dans un Japon dirigé par un dictateur fou. Tous les ans, une classe de troisième est choisie au hasard et les élèves sont enfermés dans un endroit où on les oblige à s’entretuer pour recueillir diverses statistiques sur le temps mis par le dernier survivant pour exterminer le reste de sa classe. Pour cela chaque élève est doté d’une arme différente, ça va de la fourchette à l’UZI. Une horror-métaphore un peu simple du système japonais, mais bon, je me sentais prête pour un petit divertissement littéraire de vacances… Au final, on ne peut pas dire que l’écriture soit d’une extrême finesse – à moins que ça ne soit juste un problème de traduction, et puis le but de l’auteur n’était probablement pas de se répandre en prouesses stylistiques. Certains événements au cours de l’histoire ont aussi un petit air de navet hollywoodien, comme par exemple quand une des méchantes confesse dans un des grands moments d’émotion du livre qu’elle s’est faite violée quand elle était enfant. Mais bon vu qu’on sait qu’à la fin, il n’est sensé n’en rester plus qu’un, le suspense est là, et c’est dur de ne pas dévorer le bouquin en un temps record. Donc à la fin de ces 600 pages de boucherie absolue (cervelles explosées, yeux creuvés, tripes à l’air bouffées par les corbeaux), j’ai pu m’endormir paisiblement sans même avoir peur d’aller faire pipi dans le noir…
Réveillée par un coup de fil de Bà-Nôi qui s’inquiète que je m’ennuie toute seule (mon père est parti travailler) et qui veut me rappeler l’énorme paquet de gâteaux et chocolats qu’elle m’a donné « pour grignoter quand je m’ennuie ». Ben oui, mais le truc c’est que je ne m’ennuie jamais… Je ne sais pas m’ennuyer… C’est grâve, Docteur ?
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