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sur le bahut

Vendredi 28 mars 2008
La soiree jetlag au Pogo s'est hyper bien passee. Avec Patrice et Sophie en plus comme VJ, Kamel en guest DJ et puis encore un gros debarquement de saigonnais. Helene et Medhi nous ont rejoint aussi apres leur viree dans le centre du Vietnam.

A Saigon en bas de chez nous, on attend la voiture pour aller a Mui Ne, ici Patrice et Sophie:



Soiree Jetlag au Pogo, l'installation (Olive):



Stephane:



La soiree (Olive et Bert):



Mes visus:











Beton:





avec Kamel et Patrice:



 

Medhi, Stephane, Marga et Helene:



Kamel et Bert:





Sophie:




Apres la soiree, nous sommes restes sur place pour deux jours de vacances. Ballades dans les dunes (Anna):



Sophie et Tito:





Helene et Kim-Ly:


Kim-Ly avec sa nounou Thu:

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Mardi 12 février 2008

Mui Ne, 5 fevrier 2008.

Nous sommes donc a Mui Ne, la station balneaire a cote de Phan Thiet, l’endroit au Vietnam ou on voit le moins de vietnamiens. Mais l’endroit finalement ou le genre de soirees comme les notres a le plus de chance d’avoir du succes. Nous sommes donc arrives le 1er fevrier tout d’abord pour faire une nouvelle soiree au Pogo. C’etait samedi 2. Toujours la meme equipe (Bert, Olive et Mike a la musique et moi a la video) avec en plus Tam et Guslchan (Gulschan pour la video). Cette fois on avait une sacree equipe de supporters venus de Saigon... On avait aussi emmene Thu, la nounou – l’occasion de la tester sur un nouveau terrain et puis surtout de me laisser preparer la soiree et de jouer en live. Tout s’est bien passe et on a decide de la garder...

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Le lendemain quasiment tout le monde est rentre – Thu y compris sauf Cam et Phuong (et To-Nhi) qui sont venus avec nous au Saigon Mui Ne resort, ou Bert organise la soiree du Tet. Deux chambres nous etaient reservees (une pour nous et une pour un traducteur - Phuong) jusqu’au 8. Bert savait qu’on allait avoir des chambres reservees au staff  mais je pensais etre quand meme dans l’enceinte du resort. En fait, nous sommes de l’autre cote de la rue, la ou se trouve la laverie de l’hotel. Ca fait un peu drole quand on arrive mais la chambre est tres spacieuse et nickel. Pour Cam et Phuong, ca la moins fait car ils venaient passer des vacances en famille avec To-Nhi et le fait de se retrouver au milieu des machines en sortant de la chambre, ca changeait un peu leur perspective... Ils sont donc retournes a l’hotel a cote du Pogo pour un jour et sont rentres a Saigon.

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Hier matin, nous sommes alles prendre le pti dej en face au resort et avons passe une bonne partie de la journee a discuter avec le directeur du deroulement de la soiree su Tet et puis de la St Valentin ou Bert va intervenir aussi... Monsieur Ngoc, le directeur est hyper gentil et son amie qui a servi de traductrice (Nghia) adorable egalement. Pour la Tet Party,  le directeur avait deja prevu plusieurs animations : un groupe de chanteurs, une danse des bambous, des demos d’arts martiaux (un gars qui casse des noix de cocos avec sa tete !) et une danse du dragon...Bert a embauche Baschko, DJ resident au Pogo, allemand et dont le metier en Allemagne est de faire le DJ pour les mariages. La clientele du Saigon Mui Ne resort est a plus de 80% allemande, moyenne d’age 50/60 ans donc Baschko est le DJ parfait. D’ici la nous preparons le background video qui sera diffuse sur 3 ecrans.

Desolee vous ne verrez pas le fracassage de noix de coco avec la tete mais le clou du spectacle : le parpaing jete sur la bras pose sur la noix de coco... Non, c'est pas plus impressionnant en vrai...


La soiree du Tet passee, nous sommes restes un jour de plus a Mui Ne pour enfin glander au bord de l’eau...

Seances de yoga devant la mer (sorry pour ceux qui le pratiquent serieusement, c’est just que le yoga c’est la private joke du moment...):

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Et Kiki s’y est mise aussi....

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Lundi 21 janvier 2008

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Bon ben vous l’aurez devine, ce n’est pas de Saigon que j’ecris ce post… Eh oui nous sommes a Seoul, ou nous avons finalement reussi a arriver...Je dis finalement car on a bien failli ne pas partir... Car on a rate notre avion. Ben oui j’avais bien essaye de me souvenir la date du 17 pour notre depart, puis en recevant les billets, j’ai vu depart a minuit 5 donc pour moi il etait evident que nous partions le 17 au soir, donc la nuit du 17 au 18... Seulement non, le 17 a minuit 05, c’est bien sur le 17 a la toute premiere heure, dans la nuit donc du 16 au 17, vous me suivez ? On s’est donc endormis tranquillement le 16 au soir avec une tonne de trucs a faire le 17 avant notre suppose depart. Jusqu’a ce que mon telephone sonne le 17 a 7h du mat, c’etait Viet Le, le curator de l’expo qui me demande ou je suis. Ben comment ca ou je suis ? A Saigon bien sur. Et je lui affirme, sure de moi, que mon avion ne decolle que ce soir et je j’arrive demain matin. Puis en raccrochant, j’ai un sombre doute, je regarde les billets et... ohhhh noooooooooooonnnnn !!! Et la, encore un peu endormis, on dejeune en se disant que c’est trop nul, en rigolant presque (mais c’est vraiment parce qu’on etait pas bien reveilles...), en commencant a rassembler nos idees pour pouvoir rebondir. Premiere etape, aller a Korean Air pour tenter – mais on y crois pas trop de faire changer les billets et en plus (on y crois encore moins) gratos. Dans le taxi, ca commencait a rigoler de moins en moins vu que ca nous avait quand meme coute cher et qu’on se faisait une joie de partir decouvrir ce nouveau pays... Et quand Bert a commence a realiser que c’etait quand meme nettement de ma faute (au reveil il n’en etait pas entierement sur), la, il ne rigolait plus du tout.... Moi je me faisais toute petite au fond de mon siege et je coisais les doigts et... ca a marche !! Arrives a Korean Air, on a juste dit qu’on avait rate notre avion – vous voulez repartir ce soir avec le meme vol ? – ben oui si c’est possible – pas de probleme... Et sans payer de suplement en plus, ouf on a eu chaud !!!
Mais il fallait bien un bon coup de chaud avant de partir parce qu’a l’arrivee le 18 au matin, nous etions accueillis par un bon -8 degres !!!!! Ahhhhhhhh !!!!! 

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Dans l'avion, a l'arrivee a Seoul, enfilage des doudounes... tout le monde n'est pas d'accord...

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Mais bon, on finit par s'y faire... Quelques heures plus tard dans les rues de Seoul

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Le Musee ARKO, dans lequel a lieu l'expo Transpop dont je fais partie

Hier se sont acheves les 3 jours de symposium, c’etait tres interessant – surtout de voir encore s’affirmer se desir de traiter de l’histoire, de l’identite, des tres tendances themes du global /vs local et puis plus specifiquement de ce role de la Coree dans la guerre du Vietnam qui n’est pas tres souvent aborde ailleurs, des travailleurs immigres, des femmes vietnamiennes qui sont « vendues » a des coreens... Trois jours donc de conferences, tables rondes, projections de films et puis comme toujours dans ce genre d’evenement, de bonnes rencontres autour de bonne grandes tablees... 

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Performance de Tran Luong devant sa video

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Tran Luong devant mon animation

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Tuan et Jin

Tout cela s’est acheve par une ballade de plus de trois heures organisee par un des artistes. Un tour de la ville alternatif ou on decouvre des marches aux puces, les rendez-vous des sans-abris, des entrepos de vieux ecrans de tele... C’etait vraiment tres interessant... Et tout ca toujours accompagnes de notre petite Kiki dans sa poussette tout terrain...

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Kiki qui s’est encore faite plein de copines, toutes avec des joues encore plus rondes qu’elle, et qui s’appellent toutes Kim-Machin comme elle....
Ce matin, il neige... Vite, on va aller voir ca de plus pres !!!

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Depuis notre arrivee on a aussi assiste a deux, trois scenes un peu... insolites... comme celle-ci...
par sandrine publié dans : nomades
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Mercredi 4 juillet 2007
Lectures de vacances avec ce que je pensais être des valeurs sûres : « Girlfriend dans le coma » de mon héros Douglas Coupland, assez décevant surtout dans la dernière partie - « Et cela pourrait être plaisant, si dans la dernière ligne droite, Douglas Coupland ne perdait toute retenue, en faisant de ses héros pourtant attachants de vulgaires prophètes de supermarché, chargés de diffuser la bonne parole. A grand renfort de voyage dans le temps, de visions apocalyptiques et de miracles. Le roman se termine comme une brochure de Raëliens, dommage. », résume très justement evene.fr.

Mon estime pour le grand Coupland avait déjà amorcé une chute avec « Toutes les familles sont psychotiques » (j'aurais dû anticiper avec un titre pareil), bien loin du cultissime « Generation X » ou de « Microserf ». Dommage. Bof aussi pour « La ballade de l'impossible » de Haruki Murakami franchement loin d'être à la hauteur de ses autres romans.

Et puis des livres de filles. « La femme blanche est fatiguée » de Marie Chotek, que m'a prêté Danne, la maman de Bert. J'ai appris quelques jours plus tard que Marie Chotek était le pseudo de la grande amie d'Emmanuelle, surnommée Paponne, que nous avons régulièrement l'occasion de voir lorsqu'Emmanuelle organise un dîner chez elle... Ecriture vraiment originale, et aussi beaucoup d'humour. Heureusement car j'ai du mal avec les histoires de filles - dans la vie comme dans les livres. Et enfin commencé « Un miracle en équilibre » de l'espagnole Lucia Etxebarria que Bert adore. Un livre adressée à sa fille âgée de quelques mois. J'ai jamais pu lire son «  Amour, prozac et autres curiosités" (peut-être à cause des a-priori déjà suscités par le titre), là encore j'ai un peu de mal...

Dans la rubrique Tour de France, étape à Fayolle pour un week end chez Fab et Anouchka :

Fab dans son atelier

 

Ilda, Fred, Bert et Fabio

Chico et Fred

Fred et Fabio

Derniers jours bordelais avec les retrouvailles de Bert avec une grande copine de lycée, Muriel (Much), qui a ouvert récemment une boutique de créations pour enfants à Bordeaux (http://www.unmondelittle.com). Muriel est venue plusieurs fois au Vietnam, la dernière fois en 1998, date à laquelle elle a rencontré... Khanh, dont elle a encore une photo!! Le monde est vraiment little, ça se confirme une fois encore... 

Muriel dans sa boutique "Un monde little"

Notre séjour en France s'est bien terminé sauf qu'on a pas du tout eu le temps de voir tout le monde, surtout à Paris où en 3 jours, on a pu :

  1. Faire un petit coucou à Lisbel avec son bébé tout neuf Sacha;

  2. Faire des courses dans le 13ème et préparer un gros dernier dîner chez Emmanuelle et Franck, auquel étaient conviés tous mes petits frères et soeurs (sauf Olive, of course) : Florent, Eric, Hélène et Flopi ainsi que Magali et Marjorie, copines respectives de Florent et Eric -  Emmanuelle a dû dessiner notre arbre généalogique pour ne pas avoir à ré-expliquer à tous les autres invités qui était qui. Il y avait aussi Olivier (le cousin de Bert) et son amie Flavie, Sophie (la cousine de Bert), Wolkswagen (un ami d'Emmanuelle), Paponne (voir plus haut) et son ami euh Alex je crois;

  3. Passer cette agréable soirée

  4. Fêter le lendemain l'anniversaire d'Aricie avec 10 de ses copains et copines et leurs parents

  5. Aller à rendez-vous avec Paul Devautour pour discuter de ses projets d'Ecole d'art à Shanghai

  6. Se rendre au Plessis-Trévise chez ma mère

  7. Le lendemain aller avec ma mère et Jacques à côté de Melun déjeuner chez un ami à elle qui est scientifique et bidouille de la video tout en faisant de la peinture et en écrivant des livres qui remettent en cause Einstein;

  8. Diner au Plessis avec Florent et Mag, Hélène et Medhi

Bert avec le petit Sacha Mayaux

Diner chez Emmanuelle avec...

Emmanuelle et Hélène

Magali et Paponne en premier plan, derrière : Volkswagen (Thierry), Bert et Sophie

 

Marjorie, Flopi et Eric

Et une version encore plus détaillée de mon arbre généalogique : seulement 3 générations (des grands-parents aux enfants).

Nous retrouvons Chico et Dada ainsi que ma mère et Jacques dans 3 mois à Saigon, et Danne dans environ 4 mois.

Nous ne verrons plus mon tonton Pascal, grand ami de mon père et oncle par alliance de mon cousin Liem qui, atteint d'un cancer, vient de nous quitter il y a une semaine.

Voyage de retour assez épuisant malgré la tentative de nous faire croire à 15h qu'il est l'heure de se coucher et à 1h du mat qu'il est 6h et temps de se réveiller... Un truc tout à fait étrange m'est arrivé à l'aterrissage à Hanoi, j'ai ressenti la plus forte douleur que je n'ai jamais ressentie je crois. L'impression d'avoir une espèce d'étau dans la tête qui me compressait d'abord le crâne -j'ai vraiment cru qui allait se fendre - puis la paumette droite, pour enfin finir par une douleur atroce aux dents, à l'endroit où j'ai une couronne depuis quelques mois... Mes yeux pleuraient tout seuls et je ne pouvais m'empêcher de maintenir la partie droite de mon visage pour tenter d'atténuer la souffrance. Au début quand la douleur était au niveau du crâne, j'ai cru qu'il y avait un problème de pression dans l'avion et je pensais que tout le monde était comme moi en train de grimacer en se tenant la tête et que nous allions tous finir dans une explosion générale de têtes. Quelques minutes après avoir touché le sol, alors que persistait mon horrible mal de dents, j'ai regardé un peu autour de moi et chez les autres, tout avait l'air normal...

Changement d'avion à Hanoi avec l'angoisse que le mal recommence. Mais finalement rien ne s'est passé. Puis arrivée à Saigon où m'attendaient Olive et Anna...

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Jeudi 21 juin 2007

Le périple continue.

cueillette des abricots dans le jardin de mon père à Aramon

avec Bà-noi à Montpellier

pour la fête des pères, virée avec Bert et mon père à Sète

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Vendredi 15 juin 2007

Troisième escale : Marseille. Notre vol pas cher « My way » au départ de Venise a 3h30 de retard. Nous arrivons donc le 9 juin à 2h30 du matin dans un terminal inconnu. Heureusement c'est dans le périmètre de l'aéroport et pas à des centaines de kilomètres. Le hall est complètement vide, pas même l'ombre d'un gardien. On dirait un parking désaffecté, sauf que le béton sur les murs est peint en vert pomme, ce qui rend l'endroit plus surréaliste que gai. Il y a une seule cabine téléphonique cachée derrière un guichet. On est inquiet qu'Alex et Anne, qui ont la gentillesse de venir nous chercher en pleine nuit, soient en train d'attendre à plusieurs kilomètres de là, au vrai aéroport. Après avoir déniché la cabine, on finit par les avoir en ligne, ils sont sur la route. 10 mn plus tard, les voilà, avec un verre de pastis pour Bert et de jus de fruit pour moi, pour fêter notre arrivée sur le capot avant de reprendre la route.

Arrivés chez eux, on discute encore avant de se coucher vers 5h du mat. Alex et Anne sont sur le départ pour aller s'installer à Montréal, après plus d'un an de démarches administratives. C'est la dernière ligne droite avant le départ.

Nous passons le week end chez eux puis déménageons chez Pierrot et Bri. Un petit séjour Marseillais tout tranquille, sous le soleil avec cure intensive de sommeil (lever à 11h + sieste dans l'aprem), pique nique sur la plage avec Alex, Anne, Bri, Pierro, Laurent et Karima... Et puis un petit coucou à Marine le dernier jour avant de partir pour Aramon, accompagnés en voiture par Pierrot, Bri et Anne. Merci à tous pour ces quelques jours délicieux...

pique nique à la plage : Alex et Anne

 

Bri

 

avec Pierrot et Bri

 

expo de Pierre Malphetes à la galerie de Laurent (Buy Sellf art club, rue Consolat)

 

retour en scooter avec Laurent

 

devancés par Pierrot et Bert...

 

A Aramon, on recommence avec le même rythme (lever à 11h), café en terrasse, achats de bouquins à la FNAC, un petit cinéma avec mon père (le dernier Tarentino, pas mal du tout), un petit resto dans la rue des Teinturiers à Avignon, et une deuxième journée qui s'annonce à bouquiner sur la terrasse de la maison. C'est probablement la dernière fois que je passe quelques jours dans cette grande maison sur la colline où j'avais l'habitude de séjourner tous les étés depuis une quinzaine d'années, le divorce de mon père ayant été prononcé il y a peu et Anne, ma belle-mère gardant la maison.


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Dimanche 10 juin 2007

4 Juin : arrivée de Bert

5 juin : arrivée de Cam et Rich : leur première fois en Europe...

avec Cam qui trimballe sa lourde valise depuis des heures

Bert et Cam

Le 5 au soir, RV au Café Aurora, place San Marco pour installer notre video

Song, qui travaille pour Vision, un magazine de Shanghai, et Biljana, notre commissaire d'expo

Rich et Cam

Ruperto, artiste philippin vivant aux USA et Sau Bin, artiste malaisien

Cam installe notre banners devant la video

Séances retrouvailles :

Zoui (Zoé Gray), notre ex-colloc, maintenant commissaire d'expo au musée Witte de With à Rotterdam

Grand Nico (Nicolas Milhé) et sa copine Claire

7 juin : preview de la Biennale : Ca commence pour nous par le vernissage du Pavillon Singapourien où on retrouve encore plein de monde...

avec Eugène Tan, un des commissaires de la dernière Biennale de Singapour

Puis on poursuit avec l'Arsenal un des deux sites principaux de la Biennale...

dans le pavillon africain

installation de Jason Rhoades

avec Rich et Claire, au vernissage du pavillon chinois

un autre vernissage à l'entrée de l'Arsenal

Le soir, vernissage de notre expo à Orange Lounge...

performance de notre compagnon de chambrée : le singapourien Rizman Putra

8 juin : deuxième journée de preview. Visite du deuxième site : Giordini...

Au pavillon australien

pavillon coréen...

nouvelle retrouvaille : Toto (Thomas Bernard) notre ancien galeriste

Un dernier vernissage avant de quitter Venise : Charles Mason (les panneaux derrière) présenté par le galerie de Thomas (galerie Cortex Athletico)

avec Zoui
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Lundi 4 juin 2007

Petit dîner hier soir à l'appart où sont logés Biljana et tous les autres artistes déjà arrivés, sauf Josephina qui est là depuis janvier et qui loue un autre appart. Biljana en profite pour me donner les pass pour la Biennale pour nous et nos invités, puis les catalogues du projet Migration Addicts. Nous ne pouvons commencer à installer qu'à partir de mardi, jour où nous avons rendez vous avec le responsable de notre lieu, le café Aurora. Apparemment, il n'y a pas beaucoup de possibilités, un écran est déjà en place, un videoprojecteur aussi. J'espère que ça va aller, c'est un peu inquiétant quand même... L'intérêt c'est qu'il n'y a pas plus central comme emplacement (sous les arcades de la place San Marco), raison de plus pour essayer de faire que ça ne soit pas trop foireux... La journée, Aurora est un café avec terrasse bondé, et c'est le soir que le lieu se transforme en lieu culturel et donc uniquement le soir que sera montrée notre pièce.

Finalement, cette nuit il y a eu débarquement dans la petite maison où je loge : trois stagiaires ont dormi là, dans le salon. J'étais déjà installée dans la mini chambre au fond donc ça ne m'a pas trop dérangée.

Ce matin, réveil avec la gorge prise, le nez qui coule toujours et un bon mal de tête. Partie explorer les alentours. Ca sent bon la mer, ça fait penser un peu à Sète et en plus il n'y a pas de touristes sur cette île vu qu'il n'y a pas d'hôtels... Je tente les deux mots d'italien que je connais (bonjour, merci) chez un marchand de journaux ou j'achète un plan de Venise, puis je décide de pister les autochtones que je repère avec des caddies pour tenter de trouver la superette du coin... Dans un dédale de ruelles, et en demandant à une dame pleine de sacs en plastiques « coop », je finis par trouver la source et je me ravitaille pour un prix très raisonnable...

Cet aprem, une nouvelle petite sortie mais je sens la fièvre qui monte... Il fait beau mais je ne me sens vraiment pas assez en forme pour faire la traversée de 200 mètres en Vaporetto à 6 euros pour aller me plonger dans la foule des touristes... Tant pis j'irai voir notre lieu demain. Je pars donc en exploration de l'autre coté de l'île. C'est vraiment très très joli. J'ai hâte que Bert arrive demain matin pour qu'on puisse s'y promener tous les deux, en attendant cure de fruits et de sommeil pour essayer de faire partir ce nuage de microbes autour de moi...

la vue de chez nous

juste apres un mariage a l eglise du quartier

La place San Marco vue de notre ile

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Samedi 2 juin 2007

Et voilà, après un court séjour parisien en famille, arrivée à Venise sous la pluie encore, mais avec une odeur de Sud, pas désagréable du tout.  J'avais oublié de prendre le numéro de téléphone de Biljana, notre commissaire d'expo alors à l'arrivée, ben je me suis débrouillée pour rejoindre la maison où on m'avait dit que j'étais logée. Elle est sur l'île de Guidecca, quasiment en face de la place San Marco. Bus, Vaporetto et me voilà arrivée, c'est vraiment trop trop joli!! Au bord de l'eau, une toute petite maison dans une allée, je sonne, mais personne ne répond. Pas de téléphone, pas d'internet, pas de wifi café en vue bien sûr... Je tourne un peu en rond en me demandant quelle stratégie adopter quand arrive un groupe de trois filles qui parlent en anglais... Ouf, il s'agit des deux comissaires d'expo, Biljana et Karin et d'une des artistes : Josephina. Très très sympas... Je suis la première arrivée dans cette petite maison, l'autre, où loge Biljana est déjà pleine à craquer. Elle m'annonce que d'ici deux jours celle-là aussi va être remplie à ras bord... Difficile à imaginer, il n'y a que deux minuscules pièces : une avec un canapé lit et une autre avec deux petits lits. A peine la place de mettre un matelas une place dans le couloir de l'entrée...

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Mardi 14 novembre 2006

Troisième jour, dim sums pour le lunch dans un resto très branchouille avec des cages à oiseau partout. Puis après midi workshop à l'Université chinoise. En fait ça ne change pas trop des deux derniers jours, sauf la configuration de la « scène » qui se retrouve en plein milieu, une grande table circulaire où on est une quinzaine à avoir des micros, casques et pancartes avec nos noms et titre. L'impression de participer au G7. Un peu barbouillée de la vieille qui s'était terminée avec le directeur du Goethe et sa femme, Gregor Jansen, directeur du Musée ZKM en Allemagne et Wonil, un curator coréen sur la terrasse du Fringe. Les workshops ambitionnaient d'être plus détendus mais en fait, c'était assez formel : 3 longues présentations sur les thèmes de la politique culturelle, le musée de Shanghai, la Biennale de Singapour et quelques minutes pour une discussion ouverte.

S'installent à la table ronde : Monsieur Ho, directeur du colloque, G. Jansen, Tobias de Para Site

 Après la sesssion workshop, petite pause douche avant de partir pour une soirée mémorable chez l'ancienne deputy director du Musee Guggenheim à New York, maintenant chairman du board of directors de Asia Art Archive et installée à Hong Kong dans un loft dingue sur Hollywood road. L'appart est situé dans une tour sur les hauteurs de Hong Kong. Dans l'ascenseur, un seul un étage – le sien - n'a pas de bouton mais une serrure, le portier doit tourner la clé pour nous faire monter. L'ascenseur s'élève jusqu'au 24ème étage et s'ouvre direct sur l'appart et sur deux tableaux en 3d de Hung Tung Lu (visu à gauche). Après, on découvre le reste de sa collection d'art contemporain (occidentale dans la partie gauche, asiatique dans la partie droite de l'appart) extraordinaire et, en fond, à travers la baie vitrée, Hong Kong illuminée. Les serveurs en noeux pap nous remplissent les verres , toujours avant qu'ils ne soient vidés de moitié. Je navigue entre la petite équipe d'artistes chinois installés dans le même hôtel que moi (l'organisation a mis les artistes dans un hotel - sauf ma copine Madame Somporn qui a atterri avec nous - et « les autres » dans un autre hôtel, un peu plus chic), David, un jeune curator basé à Bangkok, Claire (qui m'a invitée sur le colloque) et son mari français Benjamin, Ramon, directeur d'un musée à Manille, Weng Choi de Substation et quelques autres débarqués. A 5, nous terminons dans un club, emmenés par Claire et Benjamin.

Vue à travers la baie vitrée de l'appart avec quelques oeuvres de la collection réflétées dans la vitre

Ramon, directeur du Musée de Manille et Eugene, un des curators de la Biennale de Singapour devant deux des pièces de la collection (à gauche, une animation mais je ne sais pas de quel artiste).

Le lendemain matin, j'avais donné rendez vous à 9h Somporn pour aller sur une colline admirer Hong Kong de haut. On prend un bus pour arriver au Peak où il s'agit de traverser un énorme centre commercial situé tout en haut et c'est de la terrasse de ce centre qu'on peut voir le paysage en reniflant les odeurs de MacDo. Dernier jour de workshop encore, même topo, 3 longs speechs : Gregor Jansen présente son centre d'art, intéressant, avec un petit bafouillage entre entertainment qui devient art ou art qui devient entertainment (il montrait des oeuvres interactives faisant la joie de ses enfants à chaque fois), Pooja (l'indienne): son projet regroupant surtout des workshops entre artistes de plusieurs pays d'Asie du Sud (et parfois d'Afrique) et Ramon : son musée à Manille + session ouverte.

The peak, haut d'un batiment

The peak, la vue

Un dernier diner pour remercier et féliciter tout le monde, prendre des photos de groupe, dans un resto avec plein de shows culinaires pour un résultat minimal dans l'assiette, c'était rigolo et au bout de deux heures, on avait quand même plus que trop mangé.

Un des shows interactifs, Somporn invitée à casser la croute de terre du "poulet du mendiant". Plat qui vient d'une légende dans laquelle un mendiant vole un poulet je crois et n'ayant pas d'ustensiles pour le manger tout de suite, le roule dans des feuilles de... je sais plus bananier peut-etre? Et l'enterre. Et quand il le déterre, un peu plus tard, il se rend compte que le poulet s'est imprégnié de la saveur des feuilles.

Tim, un des directeur de Para Site, une galerie alternernative de Hong Kong, Somporn et Lu Ming, artiste chinois qui tient un lieu alternatif également.

Au final, ben plutôt positif bien sûr, plein de rencontres, les présentations étaient en général assez intéressantes, les thématiques un peu des alibis pour que chacun se présente – avec vachement de prise au sérieux quand même. Un focus sur la Chine, et le désir de se démarquer de « L'Ouest », de former des coalitions gentilles entre artistes des pays en voie de développement.

Typique à Hong Kong, un échaffaudage en bambou - mais pas de deux ou trois étages comme à Saigon - sur toute la hauteur d'un building

Lundi matin, j'essaie de partir à la chasse aux petits cadeaux pour les amis saïgonnais, mais on m'indique un centre commercial luxueux où je ne retrouve que nos grandes marques internationales. L'avenue qui me conduit là-bas ne regroupe que des banques et des bijoutiers. Pas le temps de chercher plus, je prend ma navette à midi avec Hui-Chiao (de IT Park) qui prend son avion pour Taipei. Décollage à 16h30 pour Saigon.

Arrivée à l'aéroport

Hui-Chiao

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